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Affichage des articles associés au libellé INSPIRATION

Pavane sous les étoiles...avec Ravel

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  Cour d'un lycée à la tombée de la nuit, sous un ciel d'été bleu profond. La lune peu à peu s'épanouit. Les pigeons se blottissent sur le zinc des toitures, au premier balcon. Les hirondelles désertent leurs loges et ne cessent de voler. Une pianiste aux dos et pieds nus. Ses notes de piano nous effleurent, gracieuses et sensibles. Pavane pour une infante défunte. Plaisir de l'instant, mélodie veinée de mélancolie. Des notes u n peu comme une musique de film, un peu comme " les choses de la vie "... Une séparation qui se voudrait digne, maîtrisée, froidement cérémonieuse mais l'émotion est la plus forte.  Des larmes que l'on voudrait contenir, cacher mais le souffle nous manque, la voix vacille, le cœur se déchire. Tourments d'un adieu. D erniers échanges, derniers regards, derniers tendres baisers.  Une souvenance, bonheur d'un moment passé ensemble. Guetter les dernières pulsions de vie , de plus en plus faibles, naître un espoir : la vie r...

Faire chemin...avec Maxime Jolivel

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  Maxime Jolivel, entre Bretagne et Québec ! Vous vous souvenez ? Je l'avais invité dans mon article sur Joséphine Bacon, poétesse innue. Faire chemin avec Maxime Jolivel, c'est raviver un rêve de gosse. Suivre le cours d'un ruisseau, celui où nous allions jouer, enfants, l'explorer jusqu'à sa source. L'origine de l'eau est toujours un mystère. Voir l'eau sourdre, d'abord intime, infime, puis confiante s'épancher dans telle ou telle direction. Il y a ici une magie profonde, interstitielle, aquifère. Ce modeste ruisseau, au creux d'un vallon léger, n'est qu'un fin trait bleu anonyme sur la carte topographique officielle. Un ruisseau éphémère, pointillé bleu, existait aussi lorsqu'il pleuvait assez pour mettre en eau le chemin creux, en contrebas du village. Au printemps, c'était un formidable univers d'aventures enfantines, au chant des oiseaux et premiers soleils. En hiver, nous le regardions, inquiets de savoir jusqu'...

Poésie innue...avec Joséphine Bacon

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  Immersion en territoire innu... Pour autant qu'il soit possible de le faire depuis un bureau 45° Nord 1° Ouest,  je découvre un territoire, par la lecture. C'est une découverte beaucoup plus profonde, beaucoup plus intime, beaucoup plus sensible. Voyage  au Québec, vers la toundra, vers le cercle polaire. Par hasard, je découvre Maxime Jolivel par un livre de marche en Bretagne, entre Vilaine et Semnon. Coïncidence, il y parle des Innus : "De l'océan jusqu'à la source. C'est l'itinéraire qu'empruntaient les Innus il y a un siècle encore, alors qu'ils quittaient pour de longs mois leur village de la Côte-Nord du Saint-Laurent et s'enfonçaient profondément dans l'arrière-pays pour y passer la saison hivernale. La rivière était un axe de transit, un repère, un mode de déplacement, un garde-manger. Les ruisseaux étaient les routes secondaires. En les empruntant, ils accédaient à de nouveaux territoires, remontaient parfois jusqu'aux lacs d...

Entre rêve et chansons...avec Clou

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  J'ai laissé ouvert mon dictionnaire à la page des rêves. Je me demandais d'où venait ce mot… Rêver aurait une lointaine parenté avec vagabonder. J'ai souri en pensant à mes vagabondages ! Le rêve, ce à quoi on n'ose croire, ce qui nous semble trop beau pour être vrai, pour être vécu. Lorsque j'ai vu Clou arriver sur la scène, c'était un peu comme un rêve. Malgré tout ce à quoi nous avons accès aujourd'hui via le net, il y a toujours l'instant magique où l'artiste entre en scène et se dévoile. Spectacle vivant ! C'est particulièrement vrai pour Clou que j'ai rencontrée un peu par hasard, sur le net. Je cherchais une chanson qui parlait d'amitié et j'ai trouvé " mon épaule " qui s'est imposée à moi, un hymne simple et sincère, essentiel. Par cette petite porte, je suis entrée dans l'univers de Clou. Sa voix singulière, son écriture, son charme, le reflet de la lumière sur sa guitare. Clou nous emmène souvent en terr...

Fragments...de Justin Palermo

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  Je marchais dans les rues d'Angers, un peu perdue dans mes pensées et souvenirs. Un détail m'interpela. Je fis quelques pas en arrière et me planta devant une affiche placardée négligemment au bas d'une vitrine. Fragments, Justin Palermo, exposition au Musée Joseph-Denais, Beaufort-en-Anjou. J'aurais pu passer à côté, sans y prêter attention. Il fallait que j'y aille, c'était une évidence ! 2 novembre, Musée Joseph-Denais, 16H30, fin de l'exposition, visite guidée en présence de l'artiste. Justin Palermo nous parle de ses créations, sa voix posée, colorée d'un doux accent américain. Des créations diverses, minutieuses, "à portée de main", matières naturelles, photos, objets, souvenirs de voyage,...Certaines dialoguent avec les trésors hétéroclites du musée, trésors empaillés, égyptiens, médiévaux, utilitaires,... Tenter de décrire ces œuvres par des mots pourrait presque les abîmer. Devant leur apparente simplicité, les mots s'échappe...

Vivre en poésie...à la manière d'Anna de Noailles

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  En cette journée particulière pour moi, un vœu, celui de vivre en poésie ! Est-ce un héritage paternel de vouloir conjuguer le poème à l'instant ? Poème, poésie ? A quoi cela rime ? U ne poésie pleine de vie, un poème que j'aime  ! Créer, le maître-mot ! Le naître-mot ! Nos sens en éveil, d'une première impression fugace jusqu'au plus profond de nous ! La poésie nous enveloppe, nous parle, nous exprime, nous sensibles, nous intimes, nous parfois si fragiles. Alors, laissez-moi vous partager ce poème d'Anna de Noailles...Etre, vivre, sentir, rêver ! La vie profonde Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain, Étendre ses désirs comme un profond feuillage, Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage, La sève universelle affluer dans ses mains ! Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face, Boire le sel ardent des embruns et des pleurs, Et goûter chaudement la joie et la douleur Qui font une buée humaine dans l’espace ! Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu e...

Des fils qui touchent...avec Ema Duval

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  Samedi après-midi. Début d'été. Pluie tiède, vallons brumeux. Bourgade. Allée de tilleuls. Piaillements de choucas des tours. Arrière-cour minérale. Un lieu d'exposition. Discrètes lumières, en clair-obscur, à travers les vitrages. Ouvert. "Archi brodée !" Broderies, créations textiles. Vague souvenir de tapisseries contemporaines plutôt absconses. Plutôt indifférente. Mais Ema est là, pleine de couleurs, vive, pour nous raconter son parcours, ses inspirations, ses œuvres, ses explorations, e n toute simplicité. Une toile, des fils. Des créations. Abstraites. Des formes, des fragments. Peu m'importe la technicité du point de chainette, du point de nœud. Ressentir ces œuvres. Laisser courir son écheveau, inventer un langage : des points s'en vont, rectilignes, tirets plus ou moins longs, s'exprimant en différentes couleurs et créant la phrase. Peut-être un morse, un quipu brodé? Des fils qui touchent là où l'on ne s'y attendait pas. Des fils qui s...

Sous les étoiles...avec Brahms

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Comment parler de musique avec des mots ? Ceux-ci ont certes leur propre musicalité, les phrases ont elles-aussi leur propre rythme. Mais, décrire ce qu'une musique génère en nous est chose difficile. Pourquoi celle-ci nous plaira plus qu'une autre ?  Mystère d'une réceptivité, d'une réciprocité. Les proches nuits d'été m'encouragent à vous présenter  le  concerto n° 2 pour piano de Brahms, l'une de mes œuvres préférées ! Flash-back : bobine 1989. Walkman Sony. Cassette Deutsche Grammophon, étiquette grise, face A, face B.  Les belles nuits d'été, les plus courtes, les plus faciles à apprivoiser, il m'arrivait de sortir dans le jardin, entre chien et loup, casque sur les oreilles, écoutant Brahms et contemplant le ciel étoilé. Une musique romantique pendant laquelle je ne m'ennuie jamais, chaque mouvement m'emmenant sur des chemins imaginaires et sensibles. Les premières notes de cor comme une vallée lointaine. Vingt secondes d'exquise v...

Un rêve qui veille...avec Paul Eluard

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De nos rencontres naissent parfois des courts-métrages. Personnes côtoyées le temps d'une année, d'un entre-deux, trois petits jours et puis s'en vont. A peine le temps de rentrer dans l'histoire qu'elle est déjà finie. Un couperet flegmatique s'abat, les liens tissés s'effilochent. Il ne reste plus grand chose. Tout au plus un souvenir. Flash-back : bobine 1998. Aude m'offre un poème. Nos chemins, un temps contigus, vont se décroiser. Gratitude des moments vécus, intensité des émotions partagées. Profond espoir affirmé dans la nuit, avec certitude. Ce poème, j'y suis encore fidèle. Cœur généreux. Un poème est sans doute éternel ! Et un sourire La nuit n’est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis Puisque je l’affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler faim à satisfaire Un cœur généreux Une main tendue une main ouverte Des yeux attentifs Une vie la vie à se partager...

Le fil du faire...avec Catherine Gontier

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Un fil de fer, ça écorche. Barbelé. Un fil de fer, ça clôture. Cages à poules. Un fil de fer, ça rouille. Dans la chair des arbres creux. Un fil de fer, ça coupe. La motte de beurre. Ça rafistole, ça tenaille, ça bobine, ça fagote. Le fil suspend aussi le temps, entre invisible et équilibre. Le fil-de-fériste. D'autres artistes le domptent. L'humble fil de fer se révèle matériau de la forme et de la transparence. Découvrez les créations merveilleuses de  Catherine Gontier , artiste utilisant le fil de fer comme "outil d'expression". Voici un extrait de son portrait : "Son travail artistique s'inspire à la fois du quotidien et de la nature qui l'entoure. L'anatomie, la faune et la flore sont des sujets qu'elle revisite avec une approche singulière. Ainsi, elle créée des compositions qui oscillent entre réalité et abstraction, entre familiarité et étrangeté." Pour un voyage poétique, rendez-vous à l' Atelier G , à Rochefort-en-Terre ! A...

Observer les saisons avec Olivier ROBERT, photographe

Apercevoir. Percevoir. Entr'apercevoir. Trois mots, une racine. Trois mots, trois nuances. D'une seule racine, trois variations subtiles. Tout est nuance, mot juste, pour qui observe. Nuance a la même origine que nuage. Image du nuage qui bouge en permanence, balloté par les vents, donnant naissance à chaque instant à une forme fugace, dialoguant plus ou moins avec notre imaginaire. L'observation et la nuance. Observer l'apparition de la première feuille du printemps : quelle sera-t-elle ? en fonction de nos latitudes, de nos altitudes, de nos sollicitudes. La partition des saisons, au Japon, démultiplie le quatre-quarts conventionnel en vingt-quatre mesures elles-mêmes déclinées en soixante-douze séquences d'observation empreintes d'une certaine poésie. Pour vous plonger dans cet état d'esprit, je vous invite à lire l'article "  Japon : les 72 saisons, célébrer la beauté éphémère de la nature  " sur le blog d'Olivier ROBERT, photographe mi...

Le réveil du marronnier avec Raymond RICHARD

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Comment ne pas faire du marronnier un marronnier ? Le marronnier d'Inde. Vous savez, les marrons, l'automne, ces fruits inutiles, tout juste bons pour la bagarre et les bricolages des mercredis de pluie. La meilleure saison du marronnier, c'est le printemps ! La nature se réveille et célèbre sa plus grande fête, les arbres deviennent ornements. Le marronnier endosse ce rôle magnifique. Dans son poème "Le printemps", avec ses mots simples et enfantins, Raymond RICHARD a très bien saisi cette transition :  Les petits poings Des bourgeons bruns Dans la lumière Ouvrent leurs doigts Verts, verts, verts, verts… Au bout des branches Les marronniers fleuris Allument leurs bougies Roses et blanches. Les fleurs candides Des cerisiers Les aubépines Dans les prés Font une ronde folle et blanche Blanche, blanche, blanche, blanche. Au Japon, les cerisiers. A Genève, le marronnier : depuis 1818, l'éclosion de la première feuille du marronnier officiel annonce le printemps ! ...