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Affichage des articles du juillet, 2026

Fleur soleil

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  Fleur soleil, sunflower, Sonnenblume. Tournesol, jaune intense de tes franges ébouriffées, édredon de pollen pour bourdons câlins. Bientôt les mésanges viendront te piller jusqu'à ta dernière graine ! Soleil aimant, aimable, souriant, conciliant, tout le contraire de l'astre qui accable… Florilège héliotropique, bouquet de saison, entre été et automne… Et les heures marquent leurs roues Sur les cadrans des tournesols. L'autre plaine, Emile Verhaeren Je suis le tournesol inquiet qui se dresse, Sa vie est suspendue aux feux divins du jour… Les rides, Jeanne Perdriel-Vaissière Le jardin désolé conserve un tournesol, Un seul, un peu sauvage, et tout comme un vieux faune, Avec sa tête lourde et sa couronne jaune.      Un fléau, Léon Pamphile LeMay Et le jardin constellé de fauves tournesols Que viennent becqueter maintenant les oiseaux,      Retour triste, Stuart Merrill Nous passons à côté du vieux cimetière dans lequel dorment à jamais cinq ou six génér...

fragments 26-019

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  Il a plu. Quinze gouttes tout au plus. Tant attendue. Peine perdue. Se contenter du superflu. Roucoulements sentencieux du pigeon, passablement péremptoires, col blanc ramier bien ajusté, petit pantalon propret de plumes grises. La tourterelle, elle, grise, col noir, discrète, tranquille, voix douce, plus consensuelle. Verveines. Ma verveine de Buenos Aires, aérienne, élégante. Ses bras géométriques élancés, à danser. Comme un air de bandonéon, milonga. Ma verveine citronnelle, feuillage vert discret, subtilement parfumé, infusé. Compagne de mes soirées d'écriture. Image par Annette Meyer de Pixabay

Faire chemin...avec Maxime Jolivel

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  Maxime Jolivel, entre Bretagne et Québec ! Vous vous souvenez ? Je l'avais invité dans mon article sur Joséphine Bacon, poétesse innue. Faire chemin avec Maxime Jolivel, c'est raviver un rêve de gosse. Suivre le cours d'un ruisseau, celui où nous allions jouer, enfants, l'explorer jusqu'à sa source. L'origine de l'eau est toujours un mystère. Voir l'eau sourdre, d'abord intime, infime, puis confiante s'épancher dans telle ou telle direction. Il y a ici une magie profonde, interstitielle, aquifère. Ce modeste ruisseau, au creux d'un vallon léger, n'est qu'un fin trait bleu anonyme sur la carte topographique officielle. Un ruisseau éphémère, pointillé bleu, existait aussi lorsqu'il pleuvait assez pour mettre en eau le chemin creux, en contrebas du village. Au printemps, c'était un formidable univers d'aventures enfantines, au chant des oiseaux et premiers soleils. En hiver, nous le regardions, inquiets de savoir jusqu'...