fragments 26-012

 


C'est un banc, presque japonais. Le héron nous ignore, le regard tendu vers les profondeurs de l'eau. Le rhododendron nous observe, de ses mille fleurs roses. Le petit chien vient chercher des caresses. Des gens font trop de bruit. Il faut que je t'entende.

C'est un banc de midi, posé à la lisière des camélias et du labyrinthe de nos pensées. La vue est dégagée, l'ombre est justement dosée, le grand cèdre veille sur nous. Des gens nous importunent. Il faut que je t'entende.

C'est un banc périphérique, plus lointain, où nous sauver. Au pied d'un arbre repère, repaire. La rivière s'enfuit aussi. Rien ne nuit. Paroles de thé, thé à la rose.

Photo par lambda quotidien

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